Solidarité Patch ... !!!!
Isabelle V. a fait un stage de Patch avec la japonaise Reiko Kato ...à Gap ... Le groupe a choisi l'Aumonière en Patch et Broderie sashiko .... au lieu des Coeurs ... Isabelle déçu par le choix de l'ouvrage et le rendu de son travail ... peu motivée pour le terminer .....
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Hélène se lance à son tour dans un ouvrage par solidarité pour broder ensemble et le terminer ....
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A suivre pour les finitions et les broderies .....
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Actualités. Loin des grands salons internationaux, où se presse la foule, existe une autre histoire, plus douce, plus intime. Celle qui s’est nouée il y a vingt ans, lors d’une première rencontre entre une artiste japonaise et une traductrice française, unies par la passion commune du patchwork.
Venues de Gap, Veynes, La Beaume ou encore Remollon, les « élèves » de Reiko ont pu profiter d’un kit permettant de réaliser à l’identique une de ses pochettes. Tout est fourni, il suffit de suivre le gabarit sous l’oeil aguerri de la créatrice, un moment rare ! - Anna Fréjus
Si Reiko Kato, maître incontestée du « Country Japonais », a choisi de faire étape à Jarjayes, c’est avant tout une histoire de fidélité. Tout a commencé il y a une vingtaine d’années lors d’un salon dédié à l’art du patchwork à Paris, lorsqu’elle rencontre Sandrine Léné, sa traductrice devenue, au fil des ans, son amie.
Une artiste au cœur humble
Reiko Kato incarne une philosophie singulière : bien que ses œuvres soient mondialement admirées, elle refuse de les vendre. Elle préfère proposer des « kits », invitant chaque élève à devenir co-créateur de son propre univers.
Lors de son atelier à Jarjayes, une dizaine d’heureuses élues ont ainsi pu s’initier à sa technique millimétrée pour réaliser une pochette.
Jacqueline et Yvette ont fait le déplacement depuis Veynes et La Beaume. A l’aise avec le patchwork traditionnel qu’elles pratiquent depuis de très nombreuses années, ce qu’elles admirent chez Reiko Kato, « c’est la minutie » disent-elles d’une seule voix.
« C’est rare, un véritable cadeau d’être ici avec elle ! »
Autodidacte depuis le lycée — vocation née de l’admiration pour un sac confectionné par la mère d’une amie — Reiko Kato a ouvert son magasin en 2000. Aujourd’hui, elle parcourt le monde avec une ouverture d’esprit remarquable, portant son savoir-faire bien au-delà des frontières japonaises.
Le patchwork comme méditation
« On ne peut pas faire ça en discutant ou en regardant la télé », interprète Sandrine Léné ; cela demande une concentration totale.
Après ses journées à la boutique, Reiko Kato consacre ses nuits à la création dans un silence propice à la réflexion.
Son univers chromatique est unique : une palette « ni trop sombre, ni trop éclatante », à la croisée de l’Orient et de l’Occident avec des tissus issus des techniques de fabrication des kimonos.
Des couleurs qui évoquent la nostalgie des choses anciennes — elle qui aime chiner les tasses vintages et fouiller dans les brocantes — et qui confèrent à ses œuvres une profondeur mélancolique, presque poétique.
Ses personnages fétiches, les Sunbonnet Sues, quittent la simplicité des modèles traditionnels pour s’animer, vivre dans des scènes du quotidien chargées de tendresse et d’humanité.
L’Émerveillement du Terroir
Reiko Kato est aussi une femme curieuse qui a arpenté les rues de Jarjayes. Elle a même découvert avec enthousiasme le lien historique entre le village et le célèbre manga La Rose de Versailles (voir encadré).
Entre deux points de couture, elle a succombé aux saveurs locales comme les asperges blanches, une rareté au Japon, les tourtons et les fromages de La Bréole.
En repartant, Reiko Kato laisse derrière elle bien plus que des morceaux de tissus assemblés avec une minutie admirable : elle laisse le souvenir d’un art qui, lorsqu’il est porté par une telle humilité, devient un langage universel.
Le Château de jarjayes et la rose de versailles - Le saviez-vous ?
Si le nom de Jarjayes fait vibrer le cœur des Japonais, c’est grâce au manga culte La Rose de Versailles (Lady Oscar). Son héroïne, Oscar de Jarjayes, tire son nom du véritable Chevalier François de Jarjayes, ce haut-alpin fidèle défenseur de Marie-Antoinette. Pour les amis nippons de passage, ce château en restauration est un lieu de pèlerinage, avec un véritable potentiel qui transformerait ce village paisible en une icône de la culture pop japonaise !
Pour aller plus loin :
- Instagram : mothersdreamreikokato
- Livre : Joyeux Patchwork Sunbonnet Sue aux éditions de saxe
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